Oh Amour. Que je t'Aime. Te voir, c'était tomber immédiatement dans la limpidité, la liberté, et la confiance absolue. Oui je suis très candide, mais je t'ai très rapidement posé des grandes questions de vie, estimant immédiatement ton opinion, ton ressenti, et ton regard sur les choses, avant même que tu ne commences à répondre. Je me sentais tout de suite en confiance, en paix. Avant de poser les yeux sur toi, l'amour au premier regard, j'en riais. Je pensais que c'était des balivernes que des gens ultimement désespérés se disaient pour justifier leur amour que trop fusionnel. Eh bien, je l'ai vécu cet amour au premier regard. Avec Toi. Avec tous les filtres en place dans nos vies et perceptions, c'était les symptômes qui transparaissaient beaucoup avec des petits ressentis toutefois percutants qui me laissaient des points d'interrogation pendant longtemps. La limpidité, la sécurité implicite, la loyauté inconditionnelle, le Besoin de te parler et passer du temps avec toi. Le bonheur que tu sois heureuse, le besoin de te protéger, et m'occuper de toi. Oui, il y a eu beaucoup de confusion, et ce n'est pas étonnant. Entre autres, pourquoi j'ai répondu si fort dans ces premières semaines au travail que 10 ans de différence c'était rien? Je ne voulais pas que tu me vois comme un enfant qui n'est pas considéré comme un Homme potentiel pour toi. Tu étais mariée et j'étais heureux de te savoir heureuse, je voulais te protéger de tous les maux et mals, et me voilà en train de laisser sortir une sorte de rugissement de séduction bizarre.. Un des nombreux moments ''point d'interrogation''. Dans ces mois et années, je n'avais ''jamais vécu une amitié d'un si grand amour'', et, ''wow quel amour d'amitié pure, c'est nouveau pour moi''. Ben oui, toi. Quand je t'ai dit, ''je t'aime, Caroline'' dans les mois avant qu'on s'embrasse, et que c'est sorti avec une pureté, vérité, qui me possédais complètement, que je n'avais absolument jamais vécu mais toujours essayé de créér (parfois désespérément), et voilà que ça sort de moi à l'improviste, comme ça, sans rien de bâti, simplement parler de cette Perle d'Amour! ''Euh, en tant qu'amis, bien sur!''. BEN OUI, toi!! Beaucoup, beaucoup de moments points d'interrogation. Toute ma vie, je t'avais cherchée dans des gens, dans des moments, la façon même que je cherchais, le type de trucs que je voulais ou m'imaginais comme idéal, c'était Toi, mais tu n'y étais pas à ce moment. C'est comme manquer un morceau de mon coeur d'une forme Unique qui est Toi, et la ''tâter'' dans mes fantasmes imaginaires, essayer de me souvenir de la forme, et essayer de la reproduire, de remplir mon coeur incomplet et rendu très meurtri par le temps qu'on se rencontre, avec mon ''dating'' et situations, en coalescant la matière pour faire la forme, ma matière tirée du vortex de l'espace-temps. Ça ne se fait pas comme ça, et, ça a été un apprentissage douloureux, tapis de nouveaus traums. Quand je t'ai vue, et j'ai senti cette limpidité, cet espace libre, cette confiance, cette loyauté, ce besoin d'Etre avec toi. Et, le temps passe, et sans aucune recherche de ma part, tu exposes à tous les jours des nouveaux côtés de toi, côtés qui ne font que me faire vivre la complétude de mon Coeur que tu habites à présent (cadeau aussi) et à tout jamais, qui a toujours finalement été à toi juste à toi, qui t'appartiens, dans lequel tu es agencé, Parfaitement. Oui il y a eu matière à travailler, confusion en défaisant nos traumas explicites et implicites, mais plus jamais je ne respirerai sans toi. Tu es plus que mon ancre. Tu es ma maison, et, mon Univers. Nous y habitons, et, c'est nos Lois qui priment dans leur absolu, sourcé de notre Amour. Le temps effacera d'une façon ou d'une autre, tout ce qui n'est pas Nous ou qui ne se réjouis pas de Nous. Je t'appartiens, la vie n'est vie qu'avec toi, tu es mon Tout. Je t'Aime.
Mes petits carrés d'authenticité et d'ouverture n'étaient plus assez vastes pour accueillir mes mots, sur Instagram. Alors me voilà avec des fenêtres plus grandes. Chroniques d'un Amour alchimique, et journal d'une Marcheuse d'entre les mondes. Parfois, la Bête s'invite et dépose quelques mots. Espace bilingue et hétéroclite, maintenu à quatre mains.
Thursday, June 9, 2022
Monday, May 9, 2022
Éclipse solaire
Lorsque ton corps glisse sur le mien,
Je ne vois plus le Soleil
Il n’existe que toi.
Ta peau, ta chaleur.
Ton sexe en expansion
Au plus profond de moi.
Ton cœur contre le mien,
Et entre mes mains.
Tu éclipses le soleil,
Ta stature colossale,
Surplombant ma nudité,
Tes yeux versant ta lumière,
Dans mes yeux ouverts.
Ta verge déversant,
Ta sève entre mes cuisses béantes,
Mon corps pantelant,
Qui en redemande encore.
© Caroline Castonguay
2022
Friday, May 6, 2022
D'amour et d'eau fraîche
Je suis née dans un milieu modeste. De deux parents très débrouillards et très travaillants, qui provenaient eux-mêmes de milieux plus que modeste. Ma toute tendre enfance fut dans l’abondance matérielle et une famille unie. L’abondance est partie avec la famille éclatée. Maman monoparentale fut une situation difficile et mon père ne fut pas long à entrer dans une saga qui le laissa sans le sou. Il s’est blessé et, a dû entamer une longue lutte judiciaire. Il a connu des années particulièrement difficiles. Bref, j’ai eu des parents qui se sont débrouillés, des parents aimants malgré une enfance vraiment pas ordinaire. Je sais ce que c’est la pauvreté, la précarité et la peur du manque. J’ai connu aussi le manque, à quelques reprises. Je n’en suis pas morte et je ne m’en plains pas. Au contraire, je sais que ce vécu m’a faite telle que je suis; résiliente depuis un très jeune âge. Je me débrouille. Je m’adapte. Je n’ai pas besoin de beaucoup pour être heureuse.
Je suis sincèrement reconnaissante de ne pas être née une
cuillère d’argent dans la bouche. Je crois sincèrement que cela affecte ma
capacité à m’émerveiller, celle à m’adapter et à être heureuse d’un rien. Je
nage dans la gratitude, je vis au jour le jour depuis toujours.
Même si cela m’a bénéficié, je ne souhaitais pas cela pour
mes enfants. De là, certains de mes choix. Demeurer contre ventes et marées au
sein d’une union toxique, pour leur éviter d’autres traumas et épreuves.
Choisir ses batailles, n’est-ce pas? Faire de son mieux. Je n’ai pu leur éviter
certaines blessures, mais je suis parvenue à leur éviter pratiquement toutes
celles que moi j’avais vécu et, que je désirais leur éviter. Je ne parle pas de
les surprotéger. Certainement pas. Je ne voulais pas qu’ils arrivent démunis
dans la vie, d’avoir été trop couvés! Je crois être parvenue à un juste
équilibre.
J’ai été maman au foyer très longtemps. J’ai été dans la
même union 24 ans. Je suis partie en ne réclamant pas grand-chose, bien
honnêtement. Je voulais un toit sur la tête de mes enfants, et ma liberté. J’étais
sortie de cette union, je désirais un divorce rapide. Recommencer sa vie après
avoir vécu l’équivalent d’une vie bien remplie, ce n’est pas rien. Ajoutons à
cela que je n’étais pas dans le meilleur des états pour débuter ma nouvelle vie
avec l’Amour de mes vies. Commotions cérébrales et leurs néfastes effets,
traumas qui sont remontés en masse et une séparation pas évidente. Après de
nombreux mois, c’est enfin derrière moi, derrière nous. Et c’est plutôt récent.
Le fait que plus rien ne me retienne du tout. Il y aura toujours des batailles,
des souvenirs qui hantent en remontant parfois et il demeure ma mémoire court
terme qui est à travailler. Cependant, je suis ailleurs. Je me reconnais, tout
en découvrant avec plaisir, un moi déployé et épanoui. C’est parfois
euphorisant et parfois effrayant. Mais sans le bon sens.
La vie débute perpétuellement depuis que je me suis
affranchie, choisie et depuis, que j’ai cédé à l’Amour.
Wednesday, May 4, 2022
Le bien, le mal et la glace
J’ai un attrait pour ce qui est glacial, ténébreux et qui
rampe sournoisement en dedans. Une obsession pour les tourments et les
tourmentés. Sous mes dehors lumineux, qui ne sont pas faux, se cache une
profonde noirceur. J’aime le mal. Son intelligence primale, et la manipulation
en finesse et les jeux de mots cruels dit avec une langue de soie. Ma victime
préférée? Moi. La douleur apaise quelque chose en moi, le mal équilibre
certaines choses et ramène à une part de ma puissance. C’est une des routes
pour reprendre mon pouvoir. Simple. Rapide. Efficace. Et si je le fais bien, il
n’y a pas de prix à payer. Sauf, lorsque cela me concerne. Du noir de jais au
sombre abyssal, des fêlures mal réparées, les faces fragiles que l’on essaie de
dissimuler. Chorégraphie humaine que je décèle aisément. Je suis un élixir à
démons, à commencer par les miens. Je n’ai jamais eu envie de creuser mes
dualités, mais bien de les équilibrer. Les réunir. J’ai des envies de douleurs
qui trompent celle d’exister. Du moins, c’était mon histoire (cachée,
clandestine) avant Lui.
Mon histoire clandestine, loin des regards. J’éclaboussais
le monde de mon supposé bonheur conjugal, alors que cela se limitait à ma
maternité. Mon mariage me rendait malheureuse, ma maternité me comblait. Je brandissais
un mariage parfait, sans faille, entretenant les apparences rien de plus qu’illusoires,
repoussant loin loin l’ensemble des gens.
Vivant ma vérité seule avec moi-même. Une vérité qui me laissait
croire que ma liberté tenait à ma solitude. Liberté et protection. J’existais
plus que je ne vivais, je survivais plus souvent qu’autrement. Je surfais sur
la vie, plongeant seulement en compagnie très restreinte. Mes enfants en tête
de liste et en priorité. Je traversais la vie, sans me mêler aux vivants.
Je cohabitais avec des douleurs qui hurlent depuis bien
longtemps. Une manière de vivre avec, de contrôler et de les intégrer, c’était
la douleur. Physique et autre. Changer le mal de place, j’ai découvert assez
tôt tout les avantages. Faire taire une blessure hurlante en provoquant une
autre douleur, fonctionnant à chaque fois.
Je n’aime pas faire mal aux autres, en revanche, je suis
attirée comme un aimant, par les âmes torturées. Elles viennent à moi, sans
même que je n’ai à faire le moindre effort. Elles venaient, devrais-je dire.
Car ces toutes dernières années, cela s’avère beaucoup moins vrai. Je m’infligeais
beaucoup de souffrances, consciemment ou non. Un peu trop consciemment souvent.
Je pouvais être si généreuse avec les personnes tordues de
ce monde, et si cruelle avec moi-même. Par des stratégies machiavéliques si
tordues et détournées. Établissant mes propres patterns, mes propres pièges
dans lesquels tomber et me briser le cou et le cœur, sur une base régulière.
Une manière de me sentir vivante, de cesser que de n’exister. Avec le recul, je
constate que je n’ai pas été très tendre avec moi-même.
Ma relation saine et harmonieuse avec mon Mari, m’apporte un
autre regard, un cadre beaucoup plus sain pour jeter un regard honnête et
tellement plus beiveillant sur moi-même. Je ne m’ingénie plus à me torturer, et
je n’attire plus la foul d’âmes en peine de ce monde partout sur mon passage.
Cette part d’ombres en moi, subsiste, mais elle prend une place qui lui revient
et non pas toute la place. J’assume mes ombres et ma lumière. Beaucoup mieux
dans un cas comme dans l’autre. Je n’ai pas tué mes démons. Je ne crois pas que
c’est en supprimant des parties de soi, que l’on grandit et que l’on guérit en
transcende. Je les écoute, je les berce, je les chéris. Ce sont des facettes de
moi, de mon vécu et, tout dans les ténèbres, n’est pas négatif.
J'ai longtemps été plus froide et glaciale qu'il n'y paraissait. Seuls mes enfants réchauffaient véritablement mon coeur. Et une poignée de gens et de moments. Lui, il a provoquée une intense fonte des neige et des glaces en moi. J'aborde la vie complètement différemment depuis nous. Équilibre et harmonie règnent désormais davantage, pour mon plus grand bonheur.
Tuesday, May 3, 2022
Torts rétroactifs
Lorsque l’on aime comme nous nous aimons, il n’y a pas de
place pour la ‘’bullshit’’. Ni en soi, ni en l’autre et certainement pas entre
nous deux. Plus le temps avance, plus j’ouvre grand les yeux. La grande
majorité du temps, pour être émerveillée, mais aussi parfois, pour comprendre
mieux. Saisir mieux certaines choses, souvent passées. Dernièrement j’ai
compris plusieurs choses qui m’ont laissée sans voix. J’avais plus de cordes à
mon arc pour comprendre ce qui s’est passé lorsque nous nous sommes enfin
croisés. Lorsque nos regards se sont croisés. Je verbalise une part presque
passive de ma part dans cette tranche de notre histoire qui s’étale sur
quelques années. Il nageait dans la confusion, comme moi, mais j’étais mieux
outillée. Je t’ai regardé me chercher parmi les zombies et les vipères. Je te
voyais, mais je me taisais. Si fort, que même mon image de toi, j’essayais
désespérément de l'entacher. Je savais, ce que nous étions, mais je ne voulais pas
le croire. Je voulais refouler la vérité. Je refusais l’évidence. J’étais
apeurée et incrédule, devant la vérité, et la force de que ce qui nous unissait
malgré nous. Comme ce que l’on voit dans les films, comme ce que l’on lit dans
les romans, et comme dans la plupart des rêves er espérances de la moitié de
cette planète. Honnêtement, ce que j’avais voulu éviter toute ma vie. LE grand
amour par-delà les âges et les incarnations, plus grand que soi. Cette
impression commune de rentrer chez soi, au premier contact avec un inconnu. Ce
lien, cette attirance, cette magie, cette alchimie, ce magnétisme. Ce rendez-vous
du destin que je n’avais pas sollicité. Cette collision de nos deux vies, à un
moment si incongrus. Une erreur des étoiles, des fileuses du destin, un mauvais
tour. Un truc improbable, une erreur de la nature. J’ai repoussé avec
efficacité de toutes mes forces ce qui a explosé entre nous, dès les premières
secondes, comme dans les plus beaux romans d’amour. J’avais décidé seule, d’avorter
cet impossible Amour. Quitte a t’aimer en silence, à me lever chaque matin en gainant
mes sentiments dans une armure factice mais si crédible. Pour le monde entier,
mais surtout, pour toi. Mon armada de mensonges pour te tenir loin, pour me protéger.
Car pour ce que j’en savais de la vie jusqu’ici, la liberté se trouvait dans la
solitude et, aimer, ne pouvait que briser. Outre, l’amour maternel. L’amour, ça
se terminait toujours mal, et ça ne pouvait que faire mal.
Je n’ai pu éviter de devenir ton amie. J’avais trop besoin
de ta présence, de tes yeux et de… toi. J’avais été présomptueuse de croire que
ce serait si facile. J’ai compris que je souffrirais toujours en silence, car
je t’aimais et jamais je ne te ferais part de mes sentiments. J’ai enfilé ma
robe d’amie, mais j’ai maintenu mes barrières érigées. Brandissant mon mariage
faussement fabuleux avec une force inouïe entre toi et moi, te blessant parfois
au passage, sans le savoir crois-moi. Je n’ai jamais voulu te blesser. Je ne
comprenais pas toute la beauté de ce cadeau, que je rejetais sans cesse. Que je
n’en finissais plus de lancer au bout de mes bras. Quoi que je fasse, tu te
rapprochais de moi. Je frappais plus fort en ramenant mon mariage heureux, et ça
fonctionnait. Même si au fil du temps, confus, tu vivais quand même tes propres
doutes et révélations.
Je nous ai tenus loin l’un de l’autre. Je ne voulais pas de
cet amour là. J’ai mis tellement de choses en œuvre pour nous empêcher de vivre
autre chose qu’une amitié. Essayer de te mettre dans des petites boîtes;
womanizer, trop jeune, adulescent, collègue, ami, employé… name it. Rien ne fonctionnait…
je te voyais bien trop clairement, depuis le jour un. Et puis, je me sentais
malhonnête, coupable, dès que tes yeux confiants et candides croisaient les
miens.
L’amour pour moi, ça finissait toujours mal. Je ne voulais
pas me soumettre à cela, je voulais t’éviter ça. L’amour, comme dans les films
et les romans, dans la vie ce n’était que tourments et larmes. Non merci. J’ai creusé
entre nous, une distance, sans relâche, chaque jour. Presque avec acharnement.
Te laissant dans l’ombre, errer et douter, et ressentir. Trompant ta vérité,
étouffant notre possibilité. En essayant de mettre cela sur ton dos, que tu
avais large. Au sens propre, comme au figuré. Trop beau, trop jeune.
Polyamoureux, adepte du couple ouvert, de pratiques qui ne rimaient pas avec
mes valeurs. Tu pouvais être mon ami, mais pas plus. Butineur, charmant et curieux
qui se perdait dans les corps et les draps trop nombreux. Au fond? Cela ne me
choquait guère, et je savais que ces apparences, que j’amplifiais d’ailleurs à
mes propres yeux, ne te définissaient pas. Car malheureusement je voyais clair
en toi. Je ne voyais pas toute l’étendue de ton mal-être, mais je voyais tes
ténèbres et tes abysses tourmentés as soon as day one. Je devinais que c'était une route empruntée pour trouver quelque chose, mais sur laquelle, de plus en plus, tu te perdais. T'éteignais. Tu étais si malheureux. Je me saoulais de
mensonges, pour me persuader que c’était encore moins possible. Honnêtement, parce
que je te voyais si clairement, ça fonctionnait à peine.
Ce serait facile de mettre sur ton vaste dos, le temps perdu
entre nous deux (qui heureusement, constitue malgré tout, la jolie trame des
débuts de notre belle histoire) depuis le premier regard. Alors que, si tu avais
su, tu aurais pris certaines décisions et tu aurais agi bien plus rapidement que
moi. Ce n’est pas toi qui as ralenti le processus. C’est moi. Toi, tu cherchais
et tu avais trouvé. J’ai brouillé tes pistes, je t’ai gardé dans l’ombre, je t’ai
éloigné de la vérité. J’ignorais que durant ce temps, tu serais si malheureux,
que tu vivrais tellement de blessures et de plaies. J’ai posé un bandeau sur
tes yeux, j’ai trompé tes sens qui te guidaient sur le ‘’bon’’ chemin et je t’ai
laissé errer et vagabonder, confus. Je n’en avais pas conscience bien sur, et
ce qui est fait, est fait.
Cette prise de conscience ne fait pas de moi un monstre, ne
change rien à notre histoire, si non que d’en comprendre encore mieux nos
débuts. Me comprendre moi-même. Je peux peindre un portrait plus juste de notre
histoire, en y prenant le rôle que j’y ai vraiment jouer. Cela change quelque
chose pour moi. Je me vois de manière plus réaliste et plus juste. Cela équilibre
les choses, de prendre ce qui me revient.
Lorsque l’on s’aime comme nous nous aimons, il n’y a pas de
place pour la bullshit. En effet. J’ai compris tellement de choses. C’est
troublant, mais apaisant. Prendre responsabilité, reconnaître le poids que j’ai
eu sur nos débuts. Une humaine aux blessures vives, habituée d’être
raisonnable. Voilà celle que j’étais avant toi. Voilà pourquoi j’ai lutté de
toutes mes forces contre, nous. Oui ma famille, mes fils surtout. Mon précieux
équilibre malheureux et inconfortable, que tu es venu fracasser et faire
vaciller en surgissant subitement, simplement dans mon quotidien.
Je bénis ta ténacité, ton intuition qui bien que bernée car
je brouillais tes signaux, fut plus forte. Je bénis ton courage, et une perte
incommensurable, qui a brisé mon cœur. Me forçant à voir les choses autrement.
La vie, ma notion du temps. Je bénis mon voyage en Irlande qui m’a ouvert les
yeux de tant de manières. Tu n’es pas celui qui nous a mis des bâtons dans les roues,
malgré les trompeuses apparences. Je suis celle qui nous a mis des bâtons dans
les roues, jusqu’à ce que tu ne me laisses plus le choix. Jusqu’à ce que je
comprenne, malgré mes genoux tremblants et mon cœur affolé. Je t’ai choisi
au-delà de toutes mes peurs, mes doutes et mes blessures. Et j’ai assumé ce
choix, dès lors que j’ai posées mes lèvres sur les tiennes. Je ne regrette
absolument rien.
Lorsque nous nous aimons, comme nous nous aimons, c’est
inéluctable, et résister, ne peu causer que des tourments plus destructeurs,
que ceux que nous pourrions affronter ensemble. J’ai bien compris la leçon. Je
ne suis pas l’épouse parfaite et vertueuse, qui s’est simplement retenue de ne
pas sauter la clôture. Je n’ai pas été victime des événements, j’ai maîtrisé un
peu trop bien la situation que je voyais naître entre nous avec de plus en plus
d’acuité. Je n’ai pas été passive. J’ai activement mis des bâtons dans nos
roues. Je n’étais pas prête, j’avais peur. Terriblement peur. J’avais cessé d’y
croire.
Mais nous voilà. Et je suis heureuse d’avoir eu tort, je suis
heureuse que tu aies été tenace, vif d’esprit et perspicace, malgré mes
nombreux écrans de fumée. Je suis heureuse que tu aies briser mes barrières. Avec
ton respect et ta délicatesse, mais aussi courage et détermination.
Je comprends, que nous ne pouvions pas passer à côté l’un de
l’autre, et que tu as compris bien des choses, avant moi. Tu les as mieux
comprises. Tu les as portées dans le concret. Tu as ouvert mon cœur. Je t’aime
depuis le premier jour. Voilà. Aussi fou que cela puisse paraître. C’est dit.
Sans être édulcorer. J’imagine qu’il faut le vivre pour comprendre. Même moi, il
m’arrive encore, d’être émerveillée, prise de vertige et, de devoir me poser
deux secondes, pour embrasser des yeux et de mon cœur grand ouvert, tout ce que
nous sommes. Nous sommes réels, nous existons, nous sommes vrais, honnêtes et
sincères. Et nous sommes tellement plus que dans mes rêves de petite fille, que
dans mes espoirs secrets d’ado, que dans les livres et les films.
Ton regard sur moi
Ton regard sur moi améliore celui que je pose sur moi. Je me rends compte, à défaire mes derniers nœuds et à rencontrer mes derniers traum...
-
I’ve been a hot head most of my life. Candid, seeking answers without the cold and level headedness required to discern whether confidants a...
-
La rose bleue. J’ai toujours aimée cette fleur. La rose blanche, la rose noire et, la rose bleue. Ma maman adore les roses jaunes. Elles f...
-
Ton regard sur moi améliore celui que je pose sur moi. Je me rends compte, à défaire mes derniers nœuds et à rencontrer mes derniers traum...
