Monday, May 9, 2022

Éclipse solaire

Lorsque ton corps glisse sur le mien,

Je ne vois plus le Soleil

Il n’existe que toi.

Ta peau, ta chaleur.

 

Ton sexe en expansion

Au plus profond de moi.

Ton cœur contre le mien,

Et entre mes mains.

 

Tu éclipses le soleil,

Ta stature colossale,

Surplombant ma nudité,

Tes yeux versant ta lumière,

 

Dans mes yeux ouverts.

Ta verge déversant,

Ta sève entre mes cuisses béantes,

Mon corps pantelant,

 

Qui en redemande encore.

 

© Caroline Castonguay 2022


Friday, May 6, 2022

D'amour et d'eau fraîche

Je suis née dans un milieu modeste. De deux parents très débrouillards et très travaillants, qui provenaient eux-mêmes de milieux plus que modeste. Ma toute tendre enfance fut dans l’abondance matérielle et une famille unie. L’abondance est partie avec la famille éclatée. Maman monoparentale fut une situation difficile et mon père ne fut pas long à entrer dans une saga qui le laissa sans le sou. Il s’est blessé et, a dû entamer une longue lutte judiciaire. Il a connu des années particulièrement difficiles. Bref, j’ai eu des parents qui se sont débrouillés, des parents aimants malgré une enfance vraiment pas ordinaire. Je sais ce que c’est la pauvreté, la précarité et la peur du manque. J’ai connu aussi le manque, à quelques reprises. Je n’en suis pas morte et je ne m’en plains pas. Au contraire, je sais que ce vécu m’a faite telle que je suis; résiliente depuis un très jeune âge. Je me débrouille. Je m’adapte. Je n’ai pas besoin de beaucoup pour être heureuse.

Je suis sincèrement reconnaissante de ne pas être née une cuillère d’argent dans la bouche. Je crois sincèrement que cela affecte ma capacité à m’émerveiller, celle à m’adapter et à être heureuse d’un rien. Je nage dans la gratitude, je vis au jour le jour depuis toujours.

Même si cela m’a bénéficié, je ne souhaitais pas cela pour mes enfants. De là, certains de mes choix. Demeurer contre ventes et marées au sein d’une union toxique, pour leur éviter d’autres traumas et épreuves. Choisir ses batailles, n’est-ce pas? Faire de son mieux. Je n’ai pu leur éviter certaines blessures, mais je suis parvenue à leur éviter pratiquement toutes celles que moi j’avais vécu et, que je désirais leur éviter. Je ne parle pas de les surprotéger. Certainement pas. Je ne voulais pas qu’ils arrivent démunis dans la vie, d’avoir été trop couvés! Je crois être parvenue à un juste équilibre.

J’ai été maman au foyer très longtemps. J’ai été dans la même union 24 ans. Je suis partie en ne réclamant pas grand-chose, bien honnêtement. Je voulais un toit sur la tête de mes enfants, et ma liberté. J’étais sortie de cette union, je désirais un divorce rapide. Recommencer sa vie après avoir vécu l’équivalent d’une vie bien remplie, ce n’est pas rien. Ajoutons à cela que je n’étais pas dans le meilleur des états pour débuter ma nouvelle vie avec l’Amour de mes vies. Commotions cérébrales et leurs néfastes effets, traumas qui sont remontés en masse et une séparation pas évidente. Après de nombreux mois, c’est enfin derrière moi, derrière nous. Et c’est plutôt récent. Le fait que plus rien ne me retienne du tout. Il y aura toujours des batailles, des souvenirs qui hantent en remontant parfois et il demeure ma mémoire court terme qui est à travailler. Cependant, je suis ailleurs. Je me reconnais, tout en découvrant avec plaisir, un moi déployé et épanoui. C’est parfois euphorisant et parfois effrayant. Mais sans le bon sens.

La vie débute perpétuellement depuis que je me suis affranchie, choisie et depuis, que j’ai cédé à l’Amour.

Wednesday, May 4, 2022

Le bien, le mal et la glace

 

J’ai un attrait pour ce qui est glacial, ténébreux et qui rampe sournoisement en dedans. Une obsession pour les tourments et les tourmentés. Sous mes dehors lumineux, qui ne sont pas faux, se cache une profonde noirceur. J’aime le mal. Son intelligence primale, et la manipulation en finesse et les jeux de mots cruels dit avec une langue de soie. Ma victime préférée? Moi. La douleur apaise quelque chose en moi, le mal équilibre certaines choses et ramène à une part de ma puissance. C’est une des routes pour reprendre mon pouvoir. Simple. Rapide. Efficace. Et si je le fais bien, il n’y a pas de prix à payer. Sauf, lorsque cela me concerne. Du noir de jais au sombre abyssal, des fêlures mal réparées, les faces fragiles que l’on essaie de dissimuler. Chorégraphie humaine que je décèle aisément. Je suis un élixir à démons, à commencer par les miens. Je n’ai jamais eu envie de creuser mes dualités, mais bien de les équilibrer. Les réunir. J’ai des envies de douleurs qui trompent celle d’exister. Du moins, c’était mon histoire (cachée, clandestine) avant Lui.

Mon histoire clandestine, loin des regards. J’éclaboussais le monde de mon supposé bonheur conjugal, alors que cela se limitait à ma maternité. Mon mariage me rendait malheureuse, ma maternité me comblait. Je brandissais un mariage parfait, sans faille, entretenant les apparences rien de plus qu’illusoires, repoussant loin loin l’ensemble des gens.

Vivant ma vérité seule avec moi-même. Une vérité qui me laissait croire que ma liberté tenait à ma solitude. Liberté et protection. J’existais plus que je ne vivais, je survivais plus souvent qu’autrement. Je surfais sur la vie, plongeant seulement en compagnie très restreinte. Mes enfants en tête de liste et en priorité. Je traversais la vie, sans me mêler aux vivants.

Je cohabitais avec des douleurs qui hurlent depuis bien longtemps. Une manière de vivre avec, de contrôler et de les intégrer, c’était la douleur. Physique et autre. Changer le mal de place, j’ai découvert assez tôt tout les avantages. Faire taire une blessure hurlante en provoquant une autre douleur, fonctionnant à chaque fois.

Je n’aime pas faire mal aux autres, en revanche, je suis attirée comme un aimant, par les âmes torturées. Elles viennent à moi, sans même que je n’ai à faire le moindre effort. Elles venaient, devrais-je dire. Car ces toutes dernières années, cela s’avère beaucoup moins vrai. Je m’infligeais beaucoup de souffrances, consciemment ou non. Un peu trop consciemment souvent.

Je pouvais être si généreuse avec les personnes tordues de ce monde, et si cruelle avec moi-même. Par des stratégies machiavéliques si tordues et détournées. Établissant mes propres patterns, mes propres pièges dans lesquels tomber et me briser le cou et le cœur, sur une base régulière. Une manière de me sentir vivante, de cesser que de n’exister. Avec le recul, je constate que je n’ai pas été très tendre avec moi-même.

Ma relation saine et harmonieuse avec mon Mari, m’apporte un autre regard, un cadre beaucoup plus sain pour jeter un regard honnête et tellement plus beiveillant sur moi-même. Je ne m’ingénie plus à me torturer, et je n’attire plus la foul d’âmes en peine de ce monde partout sur mon passage. Cette part d’ombres en moi, subsiste, mais elle prend une place qui lui revient et non pas toute la place. J’assume mes ombres et ma lumière. Beaucoup mieux dans un cas comme dans l’autre. Je n’ai pas tué mes démons. Je ne crois pas que c’est en supprimant des parties de soi, que l’on grandit et que l’on guérit en transcende. Je les écoute, je les berce, je les chéris. Ce sont des facettes de moi, de mon vécu et, tout dans les ténèbres, n’est pas négatif.

J'ai longtemps été plus froide et glaciale qu'il n'y paraissait. Seuls mes enfants réchauffaient véritablement mon coeur. Et une poignée de gens et de moments. Lui, il a provoquée une intense fonte des neige et des glaces en moi. J'aborde la vie complètement différemment depuis nous. Équilibre et harmonie règnent désormais davantage, pour mon plus grand bonheur. 

Tuesday, May 3, 2022

Torts rétroactifs

 


Lorsque l’on aime comme nous nous aimons, il n’y a pas de place pour la ‘’bullshit’’. Ni en soi, ni en l’autre et certainement pas entre nous deux. Plus le temps avance, plus j’ouvre grand les yeux. La grande majorité du temps, pour être émerveillée, mais aussi parfois, pour comprendre mieux. Saisir mieux certaines choses, souvent passées. Dernièrement j’ai compris plusieurs choses qui m’ont laissée sans voix. J’avais plus de cordes à mon arc pour comprendre ce qui s’est passé lorsque nous nous sommes enfin croisés. Lorsque nos regards se sont croisés. Je verbalise une part presque passive de ma part dans cette tranche de notre histoire qui s’étale sur quelques années. Il nageait dans la confusion, comme moi, mais j’étais mieux outillée. Je t’ai regardé me chercher parmi les zombies et les vipères. Je te voyais, mais je me taisais. Si fort, que même mon image de toi, j’essayais désespérément de l'entacher. Je savais, ce que nous étions, mais je ne voulais pas le croire. Je voulais refouler la vérité. Je refusais l’évidence. J’étais apeurée et incrédule, devant la vérité, et la force de que ce qui nous unissait malgré nous. Comme ce que l’on voit dans les films, comme ce que l’on lit dans les romans, et comme dans la plupart des rêves er espérances de la moitié de cette planète. Honnêtement, ce que j’avais voulu éviter toute ma vie. LE grand amour par-delà les âges et les incarnations, plus grand que soi. Cette impression commune de rentrer chez soi, au premier contact avec un inconnu. Ce lien, cette attirance, cette magie, cette alchimie, ce magnétisme. Ce rendez-vous du destin que je n’avais pas sollicité. Cette collision de nos deux vies, à un moment si incongrus. Une erreur des étoiles, des fileuses du destin, un mauvais tour. Un truc improbable, une erreur de la nature. J’ai repoussé avec efficacité de toutes mes forces ce qui a explosé entre nous, dès les premières secondes, comme dans les plus beaux romans d’amour. J’avais décidé seule, d’avorter cet impossible Amour. Quitte a t’aimer en silence, à me lever chaque matin en gainant mes sentiments dans une armure factice mais si crédible. Pour le monde entier, mais surtout, pour toi. Mon armada de mensonges pour te tenir loin, pour me protéger. Car pour ce que j’en savais de la vie jusqu’ici, la liberté se trouvait dans la solitude et, aimer, ne pouvait que briser. Outre, l’amour maternel. L’amour, ça se terminait toujours mal, et ça ne pouvait que faire mal.

Je n’ai pu éviter de devenir ton amie. J’avais trop besoin de ta présence, de tes yeux et de… toi. J’avais été présomptueuse de croire que ce serait si facile. J’ai compris que je souffrirais toujours en silence, car je t’aimais et jamais je ne te ferais part de mes sentiments. J’ai enfilé ma robe d’amie, mais j’ai maintenu mes barrières érigées. Brandissant mon mariage faussement fabuleux avec une force inouïe entre toi et moi, te blessant parfois au passage, sans le savoir crois-moi. Je n’ai jamais voulu te blesser. Je ne comprenais pas toute la beauté de ce cadeau, que je rejetais sans cesse. Que je n’en finissais plus de lancer au bout de mes bras. Quoi que je fasse, tu te rapprochais de moi. Je frappais plus fort en ramenant mon mariage heureux, et ça fonctionnait. Même si au fil du temps, confus, tu vivais quand même tes propres doutes et révélations.

Je nous ai tenus loin l’un de l’autre. Je ne voulais pas de cet amour là. J’ai mis tellement de choses en œuvre pour nous empêcher de vivre autre chose qu’une amitié. Essayer de te mettre dans des petites boîtes; womanizer, trop jeune, adulescent, collègue, ami, employé… name it. Rien ne fonctionnait… je te voyais bien trop clairement, depuis le jour un. Et puis, je me sentais malhonnête, coupable, dès que tes yeux confiants et candides croisaient les miens.

L’amour pour moi, ça finissait toujours mal. Je ne voulais pas me soumettre à cela, je voulais t’éviter ça. L’amour, comme dans les films et les romans, dans la vie ce n’était que tourments et larmes. Non merci. J’ai creusé entre nous, une distance, sans relâche, chaque jour. Presque avec acharnement. Te laissant dans l’ombre, errer et douter, et ressentir. Trompant ta vérité, étouffant notre possibilité. En essayant de mettre cela sur ton dos, que tu avais large. Au sens propre, comme au figuré. Trop beau, trop jeune. Polyamoureux, adepte du couple ouvert, de pratiques qui ne rimaient pas avec mes valeurs. Tu pouvais être mon ami, mais pas plus. Butineur, charmant et curieux qui se perdait dans les corps et les draps trop nombreux. Au fond? Cela ne me choquait guère, et je savais que ces apparences, que j’amplifiais d’ailleurs à mes propres yeux, ne te définissaient pas. Car malheureusement je voyais clair en toi. Je ne voyais pas toute l’étendue de ton mal-être, mais je voyais tes ténèbres et tes abysses tourmentés as soon as day one. Je devinais que c'était une route empruntée pour trouver quelque chose, mais sur laquelle, de plus en plus, tu te perdais. T'éteignais. Tu étais si malheureux. Je me saoulais de mensonges, pour me persuader que c’était encore moins possible. Honnêtement, parce que je te voyais si clairement, ça fonctionnait à peine.

Ce serait facile de mettre sur ton vaste dos, le temps perdu entre nous deux (qui heureusement, constitue malgré tout, la jolie trame des débuts de notre belle histoire) depuis le premier regard. Alors que, si tu avais su, tu aurais pris certaines décisions et tu aurais agi bien plus rapidement que moi. Ce n’est pas toi qui as ralenti le processus. C’est moi. Toi, tu cherchais et tu avais trouvé. J’ai brouillé tes pistes, je t’ai gardé dans l’ombre, je t’ai éloigné de la vérité. J’ignorais que durant ce temps, tu serais si malheureux, que tu vivrais tellement de blessures et de plaies. J’ai posé un bandeau sur tes yeux, j’ai trompé tes sens qui te guidaient sur le ‘’bon’’ chemin et je t’ai laissé errer et vagabonder, confus. Je n’en avais pas conscience bien sur, et ce qui est fait, est fait.

Cette prise de conscience ne fait pas de moi un monstre, ne change rien à notre histoire, si non que d’en comprendre encore mieux nos débuts. Me comprendre moi-même. Je peux peindre un portrait plus juste de notre histoire, en y prenant le rôle que j’y ai vraiment jouer. Cela change quelque chose pour moi. Je me vois de manière plus réaliste et plus juste. Cela équilibre les choses, de prendre ce qui me revient.

Lorsque l’on s’aime comme nous nous aimons, il n’y a pas de place pour la bullshit. En effet. J’ai compris tellement de choses. C’est troublant, mais apaisant. Prendre responsabilité, reconnaître le poids que j’ai eu sur nos débuts. Une humaine aux blessures vives, habituée d’être raisonnable. Voilà celle que j’étais avant toi. Voilà pourquoi j’ai lutté de toutes mes forces contre, nous. Oui ma famille, mes fils surtout. Mon précieux équilibre malheureux et inconfortable, que tu es venu fracasser et faire vaciller en surgissant subitement, simplement dans mon quotidien.

Je bénis ta ténacité, ton intuition qui bien que bernée car je brouillais tes signaux, fut plus forte. Je bénis ton courage, et une perte incommensurable, qui a brisé mon cœur. Me forçant à voir les choses autrement. La vie, ma notion du temps. Je bénis mon voyage en Irlande qui m’a ouvert les yeux de tant de manières. Tu n’es pas celui qui nous a mis des bâtons dans les roues, malgré les trompeuses apparences. Je suis celle qui nous a mis des bâtons dans les roues, jusqu’à ce que tu ne me laisses plus le choix. Jusqu’à ce que je comprenne, malgré mes genoux tremblants et mon cœur affolé. Je t’ai choisi au-delà de toutes mes peurs, mes doutes et mes blessures. Et j’ai assumé ce choix, dès lors que j’ai posées mes lèvres sur les tiennes. Je ne regrette absolument rien.

Lorsque nous nous aimons, comme nous nous aimons, c’est inéluctable, et résister, ne peu causer que des tourments plus destructeurs, que ceux que nous pourrions affronter ensemble. J’ai bien compris la leçon. Je ne suis pas l’épouse parfaite et vertueuse, qui s’est simplement retenue de ne pas sauter la clôture. Je n’ai pas été victime des événements, j’ai maîtrisé un peu trop bien la situation que je voyais naître entre nous avec de plus en plus d’acuité. Je n’ai pas été passive. J’ai activement mis des bâtons dans nos roues. Je n’étais pas prête, j’avais peur. Terriblement peur. J’avais cessé d’y croire.

Mais nous voilà. Et je suis heureuse d’avoir eu tort, je suis heureuse que tu aies été tenace, vif d’esprit et perspicace, malgré mes nombreux écrans de fumée. Je suis heureuse que tu aies briser mes barrières. Avec ton respect et ta délicatesse, mais aussi courage et détermination.

Je comprends, que nous ne pouvions pas passer à côté l’un de l’autre, et que tu as compris bien des choses, avant moi. Tu les as mieux comprises. Tu les as portées dans le concret. Tu as ouvert mon cœur. Je t’aime depuis le premier jour. Voilà. Aussi fou que cela puisse paraître. C’est dit. Sans être édulcorer. J’imagine qu’il faut le vivre pour comprendre. Même moi, il m’arrive encore, d’être émerveillée, prise de vertige et, de devoir me poser deux secondes, pour embrasser des yeux et de mon cœur grand ouvert, tout ce que nous sommes. Nous sommes réels, nous existons, nous sommes vrais, honnêtes et sincères. Et nous sommes tellement plus que dans mes rêves de petite fille, que dans mes espoirs secrets d’ado, que dans les livres et les films.

 

Sunday, April 17, 2022

On Zombies, Women and Horror

 

When I was a teen, the scariest horror movie trope for me, and by far, far, far, was zombies. These chilled me to the core. I realized recently that I was the one that was eaten by them, the one whose child legs gave out in horror, overwhelmed and especially alone, each bite taken and each infection inflicted, a pure horror that would narrow your pupils until they disappeared into Zombie Nothingness.

 

All my life, for my own survival reasons, I have given way too much credit to people who absolutely did not deserve it. Even to people who did not deserve my glance in the first place. I was riddled with hurts and sores, and the healing I did not place on myself had to go somewhere, so my dumb reflex was to alleviate very ordinary people’s miserable lives.

 

I’m sorry, but people are fucking dumb. They are or act idiotic, and they love their prisons SO much they habitually masturbate with the bars of their cage so pleased with those iron rods of confirmation biases heated with the friction of their little angers and lubed up with their self-serving tears, in between rounds of their mindless circular walks in their 1 ½ studios. I know about that, because I tried pretending I was one of them my whole life before I kissed my Wife.

 

The World of Horrors is a disgusting crowd, and until I wrenched myself free (Wife), my mind and especially body were not mine. And over time, with the hidden premises that emerged from trauma adaptation in a hostile environment, I came to associate the feeling of loss and emotional pain of being with the wrong people (everyone) in the ‘’dating world’’ with a good thing. However, every ounce of my pure Self was screaming in agony at every moment, and I am gladly paying the price for those revelations. I have also never been richer.

 

A common thread in my dating life, was that people thought they knew better than me. About myself. My inner life. MY emotions. Did you think that when I was confused, that maybe the right thing to do was try to help me find my way? No. All you girls thought of, was your next bite.

Éclipse solaire

Lorsque ton corps glisse sur le mien, Je ne vois plus le Soleil Il n’existe que toi. Ta peau, ta chaleur.   Ton sexe en expansion Au plus pr...