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Sunday, January 23, 2022

Beaucoup



Je suis beaucoup. Je le sais. Curieusement, j’ai passé ma vie à essayer d’être invisible. Ne faire que passer, sans faire de vagues. J’aspirais à être seule, à ne pas déranger et ne pas m’attacher. Je suis humaine, cela n’a pas toujours très bien fonctionner. La fuite cependant, je connais. J’étais ce type de personne qui donnait son 200% lorsqu’une personne était dans le besoin... et qui disparaissait lorsque les choses allaient mieux pour cette personne. Devenant injoignable, n’ayant jamais de temps, étant toujours trop occupée. Et le temps passe... et les liens s’estompent. Puis, la vie continue.

Je suis une montagne de traumas parfois même trop grande pour moi. J’ai poussé toute seule, aussi droit que je l’ai pu. Mon père vous le confirmerait, ajoutant qu’il est bien fier de comment je me suis élevée toute seule. Seule. C’était le secret depuis ma tendre enfance pour survivre, ne pas être trop blessée. La solitude est devenue mon amie et mon refuge ultime. Jusqu’à tout récemment, dans les deux dernières années, je n’avais jamais compris... que l’un de mes plus grands... problèmes, c’est mon incapacité à faire confiance. Je n’avais jamais mis le doigt dessus ainsi, jamais compris l’ampleur. Et toutes les ramifications que cela a dans mon être.

Je suis allergique au mensonge... je n’aime pas que l’on me mente. Je suis une sprinteuse professionnelle dans mes relations... je sprinte dès que j’accomli ma mission, mon devoir... ou lorsque je sens quelque chose qui cloche. Je prends mes jambes à mon cou et ciao bye.

J’ai frappé un grand grand mur de béton. Il y a deux ans et demi. En fait cela fera six ans cette année. Mais je ne pouvais plus fuir lorsqu’il a déposé son cœur entre mes mains. Nous comencions à êtres conscients de bien plus que notre chimie; nos sentiments. Je crois que j’aurais été confortable avec cette danse constituée de petites approches réciproques sans véritables conséquences. Pas lui. Je ne voulais pas le fuir, ça je le savais malheureusement trop bien. Me commettre? Pour milles bonnes raisons (mariage et famille, relation boss-employé) mais aussi pour des raisons plus obscures et personnelles... je nous ai fait patienter. Je ne voulais pas aller plus loin. Je le sais et je le comprends maintenant. J’étais confortable et en sécurité dans cette danse, alors que nous nous tournions autour de manière de plus en plus ouverte, mais sans se commettre. Ça me convenait fort bien à moi. Surtout car je savais trop bien, que nous étions la rencontre d’une vie. De plusieurs mêmes. C’était encore plus effrayant.

Je préférais demeurer dans cette zone étrange et parfois inconfortable de l’amie... plus qu’une amie, mais pas disponible. Encore protégée par ce mariage malheureux aux apparences idéales. Quitte à le voir rompre, être libre comme l’air... puis le voir chercher de la compagnie féminie à défaut de l’Amour auquel il aspirait si fort depuis... l’enfance. Quitte à avoir peur de le voir s’engager de nouveau, car je ne ferais rien s’il formait de nouveau un couple. J’en suis incapable. Quoi que, à ce stade de sa vie, après avoir donné à une relation toxique en essayant si fort... mais l’amour n’y était encore une fois, simplement pas... il était cynique et résolu à ne pas former de couple à moins que ce soit LA bonne. LA sienne. L’Amour. Pas de couple, mais ce sursaut de vie, cette pulsion de trouver, qui l’emmenait à rencontrer. Et je préférais l’écouter me parler de ses recherches, de ses rencontres, même si cela m’éraflait le cœur. Plutôt que de me commettre, de m’ouvrir.

À un certain moment donné donc, il m’a offert son cœur. Une première pour lui... et pour moi. Il a trouvé ce courage que moi je n’avais pas. À ce moment, le plus que je pouvais lui offrir était de lui dire que je réciproquais ses sentiments mais... cela prendrait des semaines avant que je franchisse à mon tour un grand pas dans sa direction. Dont quoi qu’il advienne, la vie ne serait plus jamais pareille. Des semaines. Et sur le champ, juste après lui avoir avoué à mon tour mes sentiments, je lui ai martelé que j’étais... beaucoup. Pour lui faire peur, en espérant le décourager... mais j’étais aussi très sincère. Je suis un peu singulière en plusieurs points, et je suis bourrée de traumas avec des conséquences et des marques. Sur mon âme, dans certains comportements et certaines réactions. Une parmi tant d’autres que j’ai brandie sous son nez? J’avais 40 ans, je n’avais eu qu’un seul partenaire sexuel, et un viol atroce d’une violence inouïe à 11 ans. Je pensais quitter le père de mes enfants... mais jamais n’avais-je envisager que je serais de nouveau avec quelqu’un. Je ne savais donc pas comment je pourrais être en couple avec quelqu’un d’autre. Jusqu’à lui, je n’y avais même pas pensé, même pas envisagé. Le concept d’intimité m’intimidait beaucoup, surtout que contrairement à mon union avec le père de mes enfants, mon cœur était en jeu. Pour la toute première fois de ma vie. Les notions d’intimité et d’intimité sexuelle, m’intimidaient au plus au point. Ma seule union avait renforcer certaines blessures et en avaient rajouté et creuser de nombreuses autres. Je ne me savais pas capable de me donner et encore moins de m’abandonner. Et à mes yeux, il méritait mieux. Que moi. Ainsi, je me suis retrouvée à lui dire, que j’étais beaucoup.

Pétrie de blessures, de traumas, de drôles de réactions possibles. Je suis aussi une créature étrange qui a appris à se fondre en société et à se conformer. Je mimique à merveille, et je sais très bien lire ce que les gens désirent et attendent de moi. Ainsi depuis l’enfance, je passe inaperçu ou presque. Passant entre les mailles de nombreux filets et, indétectable sous les radars humains. Je serpentais ma vie presque avec insouciance, certainement avec un peu trop d’aisance, jusqu’à lui. Au fond sous mes airs solide, ardente et déterminée, se cache une femme très seule qui a ses doutes, ses peurs et bien des blessures. Une personne maladroite, parfois un peu naïve et au cœur trop tendre. Une personne sauvage et un peu perdue, quoi qu’elle ait pu essayer pour corriger ou entrer dans les normes. Au mieux, je savais mimiquer, j’improvise trop bien et j’ai une aptitude hallucinante pour déceler les désirs et les attentes d’autrui. C’est comme ça que je naviguais les eaux de ma vie jusqu’à lui.

J’ai essayé de lui faire peur, de le décourager, de le repousser. Un immense pincement au cœur, remplacé par un curieux mélange de soulagement et de panique devant son refus catégorique de renoncer ou de battre en retraite. Il se posait là et s’imposait. Respectueuse mais inébranlable force tranquille. Je lui ai donc dit de facto que j’étais beaucoup. Je sais que je suis particulière, aimable à mes heures, et que j’ai l’air fascinante. La réalité c’est autre chose, et j’ai été brutalement franche avec lui. Pas de cachette, il allait savoir à qui il avait affaire. Je lui ai offert une porte de sortie, il ne l’a même pas regardée.

Des semaines se sont écoulées, j’ai essayé de le repousser, de résister... puis, j’ai cédé. Je me rends. Un matin, j’ai su. Je le savais un peu beaucoup depuis le premier regard; notre rencontre n’avait rien d’ordinaire. Un cadeau que je refusais obstinément, de peur de ne pas le mériter, de le gâcher, de le perdre, comme tout le reste. Je savais aussi, que malgré nos sentiments puissants et cette ''fatale attraction'' si profonde... je pouvais gâcher cet état de grâce et le blesser. Ce que je ne désirais nullement. Ce matin là, je l’attendais, je savais que nos vies allaient prendre un tournant décisif. Il était venu la veille, et l’ombre d’un baiser avait très peu subtilement planer entre nous. Je m’étais sauvée comme une pleutre, paniquée. Ça se comprend sans doute et pourtant, je sentais que c’était... une erreur? Presque contre nature. Difficile à expliquer si on a pas vécue une telle alchimie, une telle connexion, de telles retrouvailles cosmiques. Et oui je sais à quel point ça sonne à la fois quétaine et ésomantante. Moi-même avant de vivre ceci, je n’y croyais pas, je roulais des yeux et je méprisais un peu secrètement ce type de concept, croisement entre Harlequin et Disney.

Ce jour-là, je l’ai embrassé, alors qu’il croyait m’avoir perdue et devoir faire une croix sur nous, sur moi. Tout en sachant qu’il ne pourrait pas. Il m’avait offert son cœur, je lui ai retourné la pareille de toute mon âme ce jour-là. Dès ce moment, nous avons formé un couple. Et il est adorablement intraitable à ce sujet... et je suis tout à fait du même avis. De mon côté j’ai su que j’étais enfin rentrée à la maison. Un sentiment incroyable et une réalisation surréelle. Idem pour lui, sa quête était terminée, il ne cherchait plus. Il m’avait trouvée et, me tenait contre lui. Avec l’intention de ne pas me laisser partir et, sachant déjà qu’il voulait m’épouser. Ça je ne le savais pas, et c’est tant mieux car j’avais déjà peur et je ne comptais pas me remarier à ce moment-là. J’étais d’ailleurs toujours mariée au père de mes merveilleux fils.

Depuis, je lui ai montré à quel point je suis beaucoup. Nous évoluons ensemble dans une relation très fusionnelle et authentique. Il n’a jamais même pensé prendre la poudre d’escampette. Il a parfois omis, voulu me protéger pour certaines périodes. Il est toujours là, plus solide et amoureux que jamais. Il a aiguisé son courage au contact de mes blessures, de mes carences et de mes traumas et leurs ramifications dans mon être. Du courage, il n’en manque pas. Il a parfois trébuché, mais n’a jamais perdu pied. Il n’avait jamais daigné utiliser son courage et mettre son cœur en jeu ainsi auparavant. Il ressentait toujours un certain détachement, une certaine indifférence pour laquelle il devait toujours compenser. Un peu comme moi, passé maître dans l’art de donner forme aux attentes et désirs des autres. Méthode qui ne se révélait pas toujours sans faille, certaines détectant son détachement à des degrés divers. Une fois pris avec le real deal aka moi, c’était une autre histoire. Nous avons fait battre nos cœurs en symbiose au premier regard, nous avons fait jaillir des sentiments que nous ne savions pas pouvoir éprouver, qui se sont révélés, réveillés et imposés à nous au fil du temps. À se côtoyer, se découvrir et se tourner autour, au quotidien au boulot. Et dans cette amitié dans laquelle nous avions tout les deux ranger nos véritables sentiments pour d’honnêtes raisons variées.

Il y a de mes blessures très grandes, qui font très peur. La peur principale? Me perdre. Parfois on peut perdre du vue la force des liens, surtout car nous y sommes tellement vulnérables. Parfois une réponse à une question précise a attendu avant de se révéler. Parfois. Sans conséquence, sans importance, mais, cela réveille mes blessures. Aujourd’hui, le courage est pleinement déployé. Mais l’époque au cours de laquelle nous découvrions encore l’étendue de nos sentiments, de notre amour et toute son étendue et sa profondeur. Époque aux nombreux bouleversements. Nous étions vulnérables, nous avions peur de beaucoup de choses, nous avancions ensemble dans l’inconnu d’un nous alors plus grand que nous deux. Désormais nous l’incarnons, nous le savons, et nous sommes. La communication est limpide, le lien transparent et le courage, décuplé. Devenu une évidence. En fait peut-on parler de courage? Dans l’optique ou je lui avais claironné qu’il fallait être fait fort pour composer avec moi... oui. Nous avons beaucoup grandi au contact l’un de l’autre. Le courage dont je le voyais pourvu, brille désormais dans toute sa personne. Se déployant dans toutes ses actions, ses choix et ses décisions. Il est plus mûr et éclairé, et sûr de lui. Évoluer et croître ensemble est un tel bonheur, un réel privilège.

Je suis encore convaincue que je suis beaucoup, certains jours. Je sais cependant que pour lui, je ne suis jamais trop, ni beaucoup. Juste assez. Faite pour lui. Jumeaux cosmiques, âmes sœurs majeures, anam cara, flammes jumelles... appelez cela comme bon vous semble. J’ai trouvé celui qui sait m’aimer entière, sans masques, murs, ni zones interdites. Il connaît chaque recoin, et il les embrasse sans hésiter, avec un amour absolu. Que je lui retourne parfaitement et totalement.

 


Thursday, January 20, 2022

L'Ex

 



Au premier regard, nous nous sommes reconnus, sidérés, amoureux au premier regard, puis... plus rien. Notre amour prendrait des mois, des années à émerger de nos réserves, de nos incrédulités parallèles et de nos peurs que cela ne soit pas réciproque. Au fil des années, les moments magiques au cours des quels notre chimie est apparue furent nombreux. Trop nombreux pour nier et ignorer et pourtant, c'est que nous avons fait. Nous nous sommes retrouvés au premier regard échangé et puis, plus rien... j'étais mariée et toi, célibataire, mais pas pour longtemps. Brûlant de ta quête de trouver ta princesse charmante malgré un cynisme latent grandissant, et avec ce succès auprès des femme, si aisé. Je t'ai servi mon habituel baratin de femme mariée heureuse, et tu y as cru, et tu as fermée la porte qui venait de s'ouvrir. La vie a continuée, suivant son cours. Nous faisions doucement connaissance, puis un jour tu es venu me demandé ce que c'était l'amour. Me disant que tu n'avais jamais été amoureux, si candidement et sincèrement. Tu me faisais part du même souffle, que tu avais rencontrée deux filles, que tu hésitais. J'ai essayé de t'aider à y voir clair. 

Quelques jours plus tard tu avais fait ton choix. Dès le départ les choses sonnaient faux et, tu semblais malheureux. J'ai rapidement au fil des mois et de tes confidences, eues des intuitions très claires. Elles seraient confirmées plus tard, avec une incroyable justesse. En attendant, je te voyais essayer si fort que ça fonctionne. Tu l'avais choisie car elle était différente, et tu avais pas mal tout vu et vécu beaucoup. Elle était dotée d'une ouverture d'esprit hors du commun qui t'a mené sur des chemins et des aventures. Tout cela t'a bousillé, toi, bel être sensible. Mais tu éprouvais le besoin de te shooter à la nouveauté, pour vibrer, ressentir quelque chose dans cette vie sans début ni fin. 

Notre amitié s'est déployée, et notre  chimie devenait de plus en plus difficile à éviter. J'écoutais, tes nombreuses questions qui devenaient rapidement des évidences. Tu étais malheureux et tu l'as été toutes ces années. Je n'ai jamais pris avantage de cette situation, ni du rôle que tu m'octroyais. Jamais. Même lorsque notre chimie est devenue évidente, je contournais et j'évitais. Tu étais en couple, j'aurais été incapable. Oui nos sentiments réels filtraient de plus en plus, malgré nous. Ce ne fut jamais par exprès. Je t'aimais trop pour foutre le bordel dans ta vie amoureuse déjà houleuse. Je me contentais de conseils doux qui te ramenaient vers toi, et de t'offrir mes oreilles. 

Oui je voyais beaucoup de choses; entre toi et elle, dans vos rapports. Oui j'avais un portrait assez juste de sa personne. Jamais je n'ai rien dit. J'ai été bêtement et respectueusement, une bonne amie. Le meilleur exemple est ce soir de février 2019 alors que nous célébrions l'anniversaire de Renoir Leblanc. Vous étiez présents toi et elle, et tu avais l'air tellement ailleurs, tellement malheureux. Ce soir là je suis partie soudainement, brusquement et tôt. Tu étais assis entre elle et moi, tu as senti quelque chose et tu étais triste de me voir partir, et tu m'as demandé franchement pourquoi je partais. J'ai inventé une raison, et tu as su la vérité... seulement une fois que nous formions un couple. De très nombreux mois plus tard. Je tenais ma langue, je ne voulais faire de mal à personne, et te laisser vivre ce que tu avais à vivre sans interférer. 

Je n'ai jamais dit un mot contre celle qui était ta blonde. Jamais. Pour moi, ça ne se faisait pas et c'est un manque flagrant de respect pour elle comme pour toi, à l'époque. 

Lorsque votre histoire s'est carrément effritée, j'étais aux premières loges. Depuis le début... début de la fin dirais-je. Elle n'avait jamais fait battre ton coeur, tu avais donné une chance à cette histoire, t'investissant avec désespoir. Écoeuré de chercher, de passer d'une histoire à une autre, d'une fille à une autre. Tu n'en pouvais plus, tu as décidé de la quitter... ce fut une pause suivie d'un essai car tu te sentais tellement coupable de lui faire de la peine. Finalement, elle te quittait quelques semaines plus tard.

Tu aurais du être détruit... tu étais serein et libre, heureux. Tu disais adieu à deux ans et demi de ta vie, mais tu étais heureux de passer à autre chose. Tu me disais à quel point tu voulais rien de moins que la femme de ta vie, pour une relation sérieuse ou tu t'investirais et, rien de moins. Vous vous êtes revus, au mois de mai, lorsque j'étais en Irlande. Mai 20019. Tu lui as dit les mots qu'elle voulait entendre, tu as joué l'ex triste, ne voulant pas le blesser. Vous ne vous êtes plus revus. 

Nous parlons souvent de toutes ces années, des moments évidents de complicité, en passant par les moments magiques entre nous. Tu me dis souvent, que si tu avais su pour mon mariage de façade, tout aurait été différent. Cette histoire n'aurait même pas vu le jour, selon toi. Et si tu l'avais appris en cours de route, tu serais parti de ce navire abîmé dès le début, sans hésiter. Tu as sauté dans cette relation car j'étais mariée, heureuse, inatteignable. C'est à dire à quel point je ne laissais rien filtrer de mes sentiments réels pour toi, mais aussi de ma réalité maritale. Même avec toi à qui je disais plus qu'à quiconque. Tu aurais été célibataire, j'aurais peut-être craqué éventuellement. Tu étais en couple, et pour moi c'était un non. Point à la ligne. 

Je t'aimais, j'avais ton bien-être à coeur. Mes sentiments, ils n'avaient rien à faire hors du secret de mon coeur. Ma place, c'était celle d'amie. Point à la ligne. J'affichais et je brandissais mon faux bonheur conjugal, l'étendant entre toi et moi. L'illusion était parfaite. Même si avec le temps, nos sentiments à tout les deux, fissuraient de plus en plus nos murs et nos résistances. 

Toi et moi, c'était simplement écrit dans le ciel. 

Ton regard sur moi

  Ton regard sur moi améliore celui que je pose sur moi. Je me rends compte, à défaire mes derniers nœuds et à rencontrer mes derniers traum...