Showing posts with label memories. Show all posts
Showing posts with label memories. Show all posts

Monday, February 28, 2022

En voyage


Mai 2019 je m’envolais pour l’Irlande. Un voyage que je m’étais promis, tout de suite après la mort de Réal. Je n’attendrais plus avant de vivre et de réaliser mes rêves. Promesse tenue. Je partais avec mon partenaire de l’époque, le père de mes merveilleux fils. Malheureusement pas le meilleur partenaire de voyage et certainement pas le meilleur partenaire en quoi que ce soit pour moi. Mai 2019, nous étions déjà très très proches. Tu n’avais pas encore mis tes tripes et ton cœur sur la table, mais nous étions très conscients de cette alchimie entre nous. Nous en parlions ouvertement, à mots à peine couverts.

Tu ne le sais pas, mais je suis partie le cœur à la fois excitée et lourd, pour ce voyage. Nous nous rapprochions beaucoup, malgré mon mari et ta fréquantation passagère du moment. Tu allais me manquer, et j’avais peur. Peur que tu décides d’investir avec ta fréquantation du moment, tellement déterminé à vivre, trouver et éprouver. Je craignais même que pire encore, tu retournes avec ton ex, même si tu avais été malheureux, pas du tout amoureux et que tu étais libre et heureux. Tu étais déterminé à être véritablement en couple, seulement si c’était LA bonne. Tu ne voulais plus t’embarquer pour moins que cela. C’était vrai, mais je te savais vulnérable, malheureux et, surtout… j’étais à tes yeux, mariée et heureuse. Inaccessible. Je ne laissais pas rien filtrer le mon malheur conjugal, et si peu de mes sentiments en regard de la vérité.

Je suis partie en Irlande, le cœur un peu lourd et crois-le ou non, avec la hâte au cœur de te retrouver. Tu ne sais même pas, que j’ai pensé à t’écrire souvent durant mon voyage. Je n’ai pas osé. Tu m’as manqué! J’ai vécu des moments forts en Irlande, et j’aurais voulu te le partager, t’écrire et t’en parler. Je n’ai pas osé. Tu as été avec moi, tout au long de mon voyage. Je ne crois pas que je te l’ai dit ainsi. Je vivais spirituellement tellement de choses, et tu étais la personne avec qui j’aurais aimé en discuter et partager. J’ai pensé à toi à de nombreuses reprises, en des endroits particuliers en Irlande.

J’ai cherché un cadeau pour toi aussi, mais ne trouvant rien, j’ai préféré ne rien acheter. Je voulais quelque chose qui avait une véritable signification et non pas un simple souvenir touristique. Je ne t’ai donc rien rapporté dans mes bagages, mais, je te ramenais mon cœur presque mûr pour tomber entre tes mains. Pas encore prêt, mais presque. Car au retour de ce voyage, non seulement j’avais beaucoup pensé à toi, mais j’avais aussi beaucoup réfléchi. J’ai vécu beaucoup de moments forts très personnels et spirituels en Irlande. Dont une prise de conscience foudroyante. J’allais quitter mon mari. Pas pour toi, mais pour moi. Je le savais depuis longtemps. Plusieurs années. Depuis la mort de Réal, c’était une évidence. Après ce voyage les dés étaient jetés. Et puis, il y avait toi. Nous. C’était à suivre.


 

Wednesday, February 23, 2022

Surnoms et autres petits noms

(Si quelqu'un connaît l'artiste à l'origine de cette illustration, merci de me laisser savoir, car il me fera un immense plaisir de le citer! Évidemment!)


Herbes et Étoiles… deux de mes intérêts, bien sûr. Cependant, tout ceci est parti d’un secret que je portais. J’ai un autre compte IG qui date des débuts de ce réseau social. Il est devenu privé pour de bon il y a deux ans et demi. Il y a un peu plus de deux ans et demi, j’ai créé un autre profile IG pour mettre l’emphase sur ma vie spirituelle. Moins sur le personnel, moins fourre-tout. Le titre, il parlait déjà du couple que je forme avec mon merveilleux Mari. Un clin d’œil silencieux pour celui qui me suivait plus assidûment sur mes réseaux sociaux. Se manifestant un tantinet plus, lui d’un naturel discret. Je suis les herbes et lui, les étoiles. À l’époque, j’ignorais que nous formerions (enfin) un couple. C’était une manière de nous unir, que personne ne pouvait deviner. Tout à fait mon type de romantisme cryptique. Dragon et Phoenix. La Belle et la Bête (plusieurs de nos proches nous ont dès nos débuts affublés de ces surnoms… pour plusieurs raisons très évidentes). Plume de Lune et Encre de Saturne. Herbes et Étoiles. Nous nous complétons beaucoup, nous sommes très, très, très quétaines également.

Je me souviens de ce soir, l’un des premiers sous son toit, j’étais fraîchement séparée. J’étais dans tous mes états. Il m’a dit de venir me blottir sous son aile, et que j’y serais toujours en sécurité. C’est l’une des premières choses horriblement cute qu’il m’a dite. Il y en a eu une avalanche généreuse depuis. Incluant de ma part. Je n’étais pas trop fan des surnoms auparavant. Quand ton ex te surnomme son vieux bas, sa chose ou crocodile sacré… je veux dire… ouin. Bon, il y a eu les chérie et petite chouette, mais j’ai toujours ressenti un malaise. Comme si les surnoms reflétaient le fait que je n’étais pas vue. Ce qui était sans doute un peu ma faute car je me suis rendu compte à quel point je m’étais isolée de tous. Y compris mon ex… cependant, j’ai sincèrement essayé de m’ouvrir et j’ai donner tout ce que je pouvais. Mais ceci est une autre histoire.

Les surnoms pour moi c’est une affaire très personnelle et cela peut me révulser autant que me toucher profondément. Mon mari a le don de me voir telle que je suis et trouve des surnoms tendres et émouvants. Mon papa m’appelle sa Grande et sa Grosse depuis que je suis toute petite. Grosse, parce que même petite, je prenais toute la place dans son cœur. Comment ne pas trouver cela adorable? Maintenant, qu’une autre personne que lui s’avise de me surnommer ainsi… ça ne passera pas. Pas du tout. Je n’aime généralement pas me faire raccourcir mon prénom et me faire appelée Caro. Vraiment pas. Surtout par des gens qui ne me connaissent pas. Les exceptions sont une poignée de proches pour lesquels, lorsqu'ils le prononcent, ça sonne comme de la tendresse et ça traduit une vraie familiarité remplie d’amour. Eux, ils peuvent m’appeler Caro sans que cela me hérisse le poil.

Je n’aime pas non plus les sobriquets, mais alors pas du tout. Je n’aime pas que les surnoms servent à se moquer et pire, à déguiser des moqueries. Ça, c’est juste non. Je n’ai pas été affublée de ce type de surnoms souvent, heureusement. Mais je suis profondément incapable de tolérer que d’autres soient blessés par des sobriquets. Ça m’indigne, me fâche et je monte invariablement au front. Peut-être suis-je susceptible dans ces cas-là. M’en fiche, ça ne passe pas en ma présence.

Autant de mots pour dire simplement la raison du titre de ce blog, qui tire son origine de mon second profile IG. Pour glisser aussi au passage, qu’il se peut que ma Bête, la part Étoiles de ce blog, laisse un billet de sa plume. Ou devrais-je dire de son encre de Saturne. Au gré du temps dont il dispose et, de son inspiration. Personnellement, j’ai hâte de le lire, même si je ne conçois aucune attente. Ce sera comme une surprise inattendue. Ainsi est fait celui  que j’aime.

 

Thursday, February 3, 2022

Social Witch


C’était vendredi le 10 novembre 2017. J’ai une amie Soricère qui est l’une des têtes d’un groupe qui organise des rencontres. Évidemment, le sujet est venu entre nous. Tu étais intéressé et nous avons décidé d’y aller ensemble. Nous devions être trois, avec Renoir Leblanc. Finalement, ce fut nous deux. Nous sommes partis du boulot ensemble et mis le cap vers cette rencontre à l’autre bout de la ville. Dans le bus, tu n’as pas vu à quel point j’étais comme une ado nerveuse en ta compagnie. Je ne cessais de parler, du boulot surtout. N’importe quoi pour ne pas avoir de silence étrange entre toi et moi. Et pourtant, j’aime et je préfère le silence d’ordinaire. Mon cœur battait comme celui d’une jeune fille. Il battait comme il n’avait jamais battu. Il y avait désormais un an que nous étions collègues et, amis. Je savais que tu me troublais énormément, je sentais cette chimie entre nous, mais je refusais de plonger plus en avant dans ces zones de mon cœur que tu avais réveillées. J’étais toujours mariée, tu avais toujours ta blonde.

Dans le bus, j’avais chaud et j’étais un vrai moulin à paroles. Tu étais égal à toi-même; calme, attentif et d’une grande gentillesse. Tes beaux yeux sombres rivés sur moi. Nous avons pris le métro, et nous étions debout, parfois proche, selon l’afflux de gens autour de nous dans le wagon. J’étais extrêmement nerveuse. J’oscillais entre l’envie d’inexplicablement sauter en dehors du wagon à la moindre occasion sans un mot, et… t’embrasser. Lorsque cette pensée m’a frappé, mon cœur s’est serré. C’est la première fois que je songeais à quelque chose aussi clairement, et tu étais si près. Je craignais que tu puisses lire dans mes pensées. J’étais soudainement moins bavarde. Le serrement dans ma poitrine, se faisait plus douloureux et j’ai décidé de jeté un œil à mes sentiments. Ce que j’y ai découvert, m’a sidérée et effrayée. J’ai senti entre nous, ce lien, qui ne semblait pas vouloir mourir. Si cette chimie était une simple attirance, avec le temps cela se tairait et s’éteindrait, non? Je sentais notre lien, notre connexion, brute avec beaucoup d’acuité. Ton visage ne laissait rien paraître, mais c’était dans l’air entre nous, dès que nous étions en présence l’un de l’autre. C’était ainsi depuis le début. La chose qui changeait, c’est que MOI je ressentais des choses malgré moi, qui remontaient inopinément et cela me gênait et me troublait beaucoup. À ce moment même, alors que mon être en entier réclamait de me rapprocher de cet être à une proximité affolante de moi, j’ai décidé de couper ce nouveau degré d’attirance. J’ai mis beaucoup d’énergie à répandre en moi une froideur implacable.

Nous sommes descendus du métro, j’étais un peu plus distante et peu loquace. Confortable dans cette dynamique qui m’était plus familière. J’étais bien décidée à mettre de la distance entre nous deux. Nous avons marché et repérer le lieu de rendez-vous. Nous étions en avance, nous avions prévu manger ensemble. Idée qui me plaisait moins soudainement. Surtout que nous nous retrouvions en tête à tête, alors que mon frère de cœur devait être avec nous, mais s’était désisté. La perspective de ce tête à tête me donnait la nausée. Une nausée nerveuse. Je me sentais malhonnête et pas très bien. Si je m’en tenais à ma froideur, j’obtenais un semblant de confort.

 

À deux pas du lieu de rencontre, à ma grande joie, se trouvait un pub irlandais; Le Trèfle. Je n’ai pas pu dissimulée ma joie, et nous y sommes allés. Nous y avons partagé des nachos et commandé chacun notre repas. Doucement, la nervosité redescendait et je me retrouvais devant mon ami. Le moment était magique et vraiment, vraiment plaisant. C’était toujours ainsi lorsque nous nous retrouvions ainsi. Étonnamment, je me suis détendue et la conversation a été bon train. Il avait comme toujours, des questions auxquelles je répondais de mon mieux. Je me souviens m’être retrouvée à lui faire plusieurs confidences, que je ne révèle normalement à… personne. J’étais très, très vulnérable. Mais il a toujours eu ce pouvoir ce me faire parler, en toute confiance et sans hésiter. Je me souviens que cela nous a imperceptiblement rapprochés. Un sursaut d’intimité. Pas du tout ce que je recherchais. Il me regardait avec ses grands yeux compatissants et tendres et profonds. Et je me plaisais à me dire qu’il accordait ce regard à pas mal tout le monde. Ce qui est à la fois vrai et faux. Il témoigne aux gens en général, de l’intérêt et, de la compassion. Il vous regarde droit les yeux, il vous écoute vraiment. Il n’a rien de superficiel et sa profondeur s’exprime dans le moindre de ses rapports humains. Il peut perdre l’intérêt devant des êtres gris ou beiges surtout, mais il est respectueux et soucieux du bien-être d’autrui, même si très honnête, il a ce pouvoir de faire se sentir écouté et vu, ses interlocuteurs-trices. Je n’étais pas assez naïve pour ne pas sentir que ce qui se passait allait au-delà. Notre complicité, la magie dans l’air, et toujours cette fameuse connexion. Au moins à cette époque, nous gardions chacun pour soi nos impressions et notre senti. Il vivait ses choses de son côté et moi du mien, chacun ignorant ce que l’autre pensait et ressentait, mais ressentant très fort la chimie entre nous.

Le moment d’aller à la rencontre arriva. Je n’étais pas mécontente de changer d’air; cela devenait un peu trop intime. Nous sommes arrivés ensemble bien sur, et dès que nous avons rejoint les gens sur place, les commentaires embarrassants ont fusés. Les gens croyaient que nous formions un couple. Nous avons tout les deux réagis un peu trop fort, avec un non retentissant et en expliquant que nous étions collègues et amis. Notre réaction commune avait de quoi éveiller les soupçons. Une personne nous a même demandé si nous étions certains de ne pas former un couple. Qu’est-ce que cette étrange question? Proches, nous nous sommes un peu éloignés, d’un petit pas subtil. Chacun de notre côté. Nous étions troublés, et chacun de notre côté nous étions flattés et heureux de passer pour un couple… mais nous en parlerions seulement des mois plus tard. Mon amie de me glisser à l’oreille qu’il ‘’n’était pas laid’’. Mes joues étaient brûlantes mais je n’ai pas trop relevé son commentaire. Je me souviens aussi qu’une personne a fait allusion à un certain moment, que nous étions bien assortis et que nous semblions très proches. J’ai dû répéter, que nous étions collègues et amis. C’est ce qui s’est produit et, avant que nous nous quittions ce soir-là, je l’ai serré fort et longtemps. Pour moi, c’était un adieu. Je renonçais et je faisais une croix sur toute cette chimie provenant sans doute d’une autre vie, et impossible dans celle-ci. Une chose qui m’avait croisé l’esprit plusieurs fois depuis notre première conversation. Ce soir cependant, je faisais le deuil de quelque chose qui ne serait jamais.

Nous sommes rentrés chacun de notre côté. J’avais le cœur lourd, mais soulagé de faire la bonne chose. J’ignorais que de son côté, il me quittait à regret. Qu’il avait eu envie de m’inviter à poursuivre la soirée; avec un film, ou un verre de plus. Il n’avait pas envie que la soirée se termine, il n’était pas pressé de rejoindre sa copine. Il n’avait pas osé me le proposer. Nous sommes partis chacun de notre côté, rempli de la magie de cette soirée, et ce petit manque que causait l’absence de l’autre après s’être côtoyés.

Encore aujourd’hui, cette soirée fait partie de nos souvenirs les plus chers à tout les deux. 


Wednesday, November 17, 2021

Angoisse de temps suspendu

Les choses changent et vite. C’est parfait. Nous sommes prêts. Ou presque. Enfin, toi, tu es prêt. J’ai un petit décalage entre ton début et mon nouveau départ. Ces deux semaines sont... difficiles. Je ne me suis jamais retrouvée devant... rien. Pas même deux enfants dont prendre soin au quotidien. Et toi, tu attrapes deux boulots, dont l’un temporaire. J’en ai un boulot. Je commence sous peu. C’est juste que... j’ai pas l’habitude d’être devant un vide. Je culpabilise, je me sens inutile. C’est banal pour certains... moi j’en fais une maladie. Et, sans m’en rendre compte, je retrouve le confort d’une vieille habitude. Je me fais petite. Presque inexistante. Je ne te parle pas de mes angoisses qui se mêlent à ma peine pour ; le nouvel emploi, et le vide en attendant. Je sens que je ne contribue pas. Première fois depuis mes treize ans que cela m’arrive. J’ai tendance à me faire petite, et me retrancher ces derniers jours. Je dors parfois pas très bien qui plus est. Dans mon coeur et ma tête, c’est un peu un champ de bataille confus. Des peurs, des doutes et de la culpabilité. Bel amalgame. Ça va pas entre la tête et le coeur et je ne veux pas te distraire de tes nouvelles aventures.

Le message que j’ai toujours reçu revient me hanter. En général, les gens n’ont pas su trop quoi faire avec moi, lorsque je traversais des déserts et des combats. Ce qui suit, c’est pas joli, mais c’est vrai. Simplement. Et ça explique. Quand tu rentres chez toi à onze ans après un viol atroce. Ta maman voit qu’il y a quelque chose... j’étais en piteux état. Elle aussi, à sa façon. Entre post-partum et la pointe d’un alcoolisme. Elle savait... mais c’était trop pour elle. J’ai raconté un mensonge blanc et j’ai été prendre une douche. De là est née mon habitude de m’isoler pour pleurer sous la douche, loin de tout regards. Elle ne savait pas quoi faire avec ça. Mon père non plus, des années plus tard, j’avais treize ans. Lorsqu’il l’a appris (j’avais fait l’erreur de me confier au sujet de mon viol à une cousine qui lui a tout dit) et m’a engueulée car je ne lui en avais pas parlé. Je sentais sa peine, sa douleur et son impuissance dans ses hurlements. Il sait pas comment te prendre dans ses bras même si il aimerait. Il ne fait que crier. Il ne sait pas mieux. Tu as treize ans et tu comprends et tu fais comme tu sais faire. Lui montrer que tu es forte. Calme.

Même chose des années plus tard quand tu sais pas comment mais, ton fils, il a arrêté de respirer. Tu sais même pas comment, ou si il va se réveiller. Mais tu as garder ton calme et ta tête froide. Pour ton plus vieux. Pour les mamies arrivées en catastrophe. Tu appelles ton père, tu te dis que lui, tu pourras t’appuyer dessus... mais au bout du fil, il se met à crier et pleurer... tu ravales ta détresse et tu rassures encore. Sans lui en vouloir le moins du monde. Idem, lorsque tes nombreux traumas remontent, que tu voudrais juste enfin pouvoir en parler à ton partenaire de vie (d'alors) que tu espères au moins être un allié, un ami... il sait pas quoi faire... tu es une patate chaude entre ses mains, tu lui fais peur pour 1009 raisons... tu te retrouves rejetée et laisser toute seule. Lorsque la vie t’enlève la seule personne sur qui tu t’es occasionnellement appuyée un peu. Tu fais bon ben c’est ça ma vie. C’est correct. Quand je vais pas bien je suis trop laide, trop épeurante. Je vais les protéger de tout ça. Je suis capable. Je vais m’arranger. Et ça remonte à l’enfance.

Ben cette femme la quand elle te rencontre toi qui la voit et qui veut savoir, dès le premier jour elle fait quoi? Elle est terrorisée. Elle a peur. Puis elle est fascinée. Puis parano (référence à des situations au boulot). Ignorer et éviter toute sa vie... elle est vue et c’est la panique sur son Titanic. Ensuite on vit ensemble, je rush, mes blessures s’ouvrent soudain dégorgent de toutes leurs douleurs et les traumas. Toi tu vois, tu sens, tu réclames, tu panses et tu te sauves pas. J’ai appris et j’apprends encore. Je peux bien être guérie, je peux pas mettre en boîte ce qui m’a définie durant ben... toute ma vie avant toi. En ce moment je me sens comme rien apporter et hier j’étais fatiguée et pas bien dans ma tête et mon coeur lorsque j’arrivais pas à dormir. Je voulais par habitude sans même m’en rendre compte, me tasser dans un coin. Ne pas te nuire. Avec mes angoisses. Mon trouble intérieur. J’oublie souvent que je sais maintenant faire autrement. Ça prend du temps ces choses là. Et je souffre et ma sécurité c’est la solitude. Je n’ai même pas les mots pour t’expliquer tout ça. J’ai été si muette si longtemps. Une muette en apparence bavarde. Ça m’aura pris 24 h pour tout digérer et être capable de mettre tout ça en mots. Les vieux mécanismes de survie, ont la vie très dure. Heureusement, j’écris, je réfléchis et tu es dévoué et rempli de compassion. Tu savais que quelque chose ne tournait pas rond, mais je ne trouvais pas les mots pour le dire. Ben maintenant, c’est chose faite. 


Ton regard sur moi

  Ton regard sur moi améliore celui que je pose sur moi. Je me rends compte, à défaire mes derniers nœuds et à rencontrer mes derniers traum...