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Thursday, July 7, 2022

Fatale

 

Tu es la plus belle des fatalités. Je ne sais plus ou tu commences et ou je finis. Fatale attraction. Fascination. Au premier regard. Reconnaissance subite et instantanée, qui t’a laissé éberluer et confus. Alors que je comprenais, et que je me sauvais avec notre inexorable vérité. L’amour c’était fatal. Douleur, perte et pleurs. Non merci. Je me croyais au-dessus de nous, plus forte que ces sentiments partagés que je voulais oublier. Comment oublier alors que nous nous cotoyons chaque jour? J’avais sousestimé la force de l’Amour, le vrai. J’avais surestimé ma capacité à faire face à cet événement que je n’attendais plus depuis mon enfance en fait.

Je suis la plus heureuse des femmes d’avoir ouvert mon cœur. D’avoir cessé de lutter. Je sais, qu’un Amour comme ça, ça n’arrive pas à tous. Je suis consciente que nous vivons quelque chose d’assez rare, d’assez unique. Par contre, notre Amour a ouvert mon cœur d’une curieuse manière. Je crois à l’amour. Je crois que les gens qui désire ce que nous avons, font fausse route. La plupart ne seraient pas prêt pour un amour aussi absolu! Haha! Par contre, il y a tellement de type d’amour. L’affaire, c’est que les bons cœurs ont peur (avec raison) de se faire prendre dans une histoire broie-cœur. Nous vivons à une drôle d’époque.

Celle qui voit un tas d’âmes volontaires, courageuses et inspirées, qui luttent pour les différences, pour abattre certains standards ridicules. Entre autres combats et causes. Malheureusment, la superficialité, l’individualité et cette société ou tout est rapide et jetable, prennent encore beaucoup de place. Dans ce contexte, les cœurs tendres rencontrent souvent bien des requins et des vautours avant de (peut-être) rencontrer un autre cœur tendre. Pourtant, j’y crois. Ferme. Fort. Si moi, cela m’est arrivé, c’est possible, non? Si Lui et moi, nous existons, c’est que l’amour existe. Je suis d’un nouvel optimisme.

Il y a les contes Disney, il y a les romans Harlequins et il y a la vie. Sans m’en rendre compte, j’étais imprégnées de toutes ces choses, qui me faisaient croire à un modèle inatteignable. Mes rêves de petite fille étaient trempés et forgés dans les films de Disney, quelques lignes d’Harlequin et de bien des larmes versées par les adultes autour de moi. Les larmes qui roulent sur les joues, et celles, que l’on ne voit pas. Invisibles, mais qui existent quand même. La vie (lire ici un reflet de société) me donnait grosso modo un modèle que j’ai suivi, minus les sentiments amoureux. Je ne voulais pas avoir le cœur brisé, je ne souhaitais donner ce pouvoir à personne. Je me suis mariée (jeune qui plus est) j’ai eu deux (merveilleux) enfants, une maison, des chiens et des chats. Le temps a passé et outre mes enfants, ce mariage se révéla malheureux. J’ai gardé la tête haute, j’ai tout donné pour que cela fonctionne malgré mon cœur verrouillé. Et aux yeux des gens, j’avais tout.

J’avais 37 ans, j’avais un mariage de vingt ans pour épater la galerie et protéger mon intime solitude. Tenir les gens loin, avec l’illusion d’une vie parfaite. J’avais deux fils adolescents. Dans cette situation et à cet âge (dans ma tête pour plusieurs raisons j’étais déjà passée date) je ne voyais pas trop comment ma vie aurait pu connaître un tournant de conte de fée. Si je suis tout à fait franche, il n’y avait pas plus cynique que moi, dans le secret de mon cœur, concernant les vraies histoires d’amour. Elles me faisaient peur, envie ou me laissaient simplement sceptique. Par contre aussi, dans le secret de mon cœur, je me gavais de films d’amour, de romans. Pas sirupeux, pas de Harlequin pour moi merci. Mais, les histoires d’amour me faisaient vibrer, pleurer et à l’occasion, réfléchir sur ma propre vie. Je n’aimais pas trop regarder dans cette direction. Pour moi, la vie avait (tristement) deux possibilités; finir mes jours auprès de cet homme que je n’aimais pas ou bien mettre à exécution mon plan de partir. La deuxième option je la caressais secrètement depuis des années. Je serais seule, il ne faisait pas de doute dans ma tête. Je mentirais si je disais, que je n’avais pas pleurer en me disant qu’au fond, c’était triste de ne pas avoir connu l’amour. Je croyais que c’était pour une autre vie. Peut-être. Cette rencontre magique dont l’espoir dormait encore au fond de mon cœur d’enfant, serait pour une autre vie… si cela existait.

J’étais engoncée dans le rôle que je m’étais donné. À mon âge, on ne tombait pas amoureuse, on ne foutait pas sa vie en l’air pour l’Amour. Alors, facile de comprendre à quel point j’ai été bouleversée lorsque cet homme est apparu dans ma vie. J’ai nié. Lutter. Rien à faire! Ce n’était pas une simple attirance, et de toute manière je n’étais pas sujette à ce type de chose. Étant plutôt froide et très difficile. À vrai dire, j’avais davantage tendance à me retourner sur le passage d’une femme. Les belles femmes attiraient mon attention, mais les hommes non. Je trouvais certains acteurs très séduisants, j’avais un ''type'' depuis l’enfance, mais aucun homme dans la ''vraie'' vie ne m’avait fait détourner le regard, encore moins tourner la tête. Voilà que cet homme, ce collègue, créait un avant et un après. Si je suis totalement honnête, j’ai senti que nous étions l’un à l’autre assez rapidement. Je ne suis pas possessive ni jalouse, aussi, les éruptions de sentiments non sollicités furent très troublantes. Il avait dix ans de moins que moi, qui plus est. Quelle mauvaise farce du destin! Je reconnaissais l’alchimie et nos liens, mais je me disais que ce serait pour une autre vie. Un amour impossible, que je ne nourrirais certainement pas. Éviter la catastrophe qui résulterait de tout cela.

C’est dans ce contexte grosso modo que j’ai renoncé à toute la magie qui suintait de chacun de nos échanges, et chaque fois que nous étions en présence l’un de l’autre. J’ai été si habile qu’il a refoulés ses intuitions et les sentiments qu’il éprouvait aussi. Le faisant douter de cette magie entre nous. Je suis parvenue à lui faire croire qu’il était tout ce qui me déplaisait physiquement chez un homme. Et je lui ai fait de la peine sans le savoir! Et pourtant, il était tout et plus encore... je suis parvenue à lui faire croire que mon mariage était heureux et incassable. Jusqu’à la toute dernière minute. Il lui a fallu beaucoup de courage (chevaleresque qu’il est) pour mettre son cœur en jeu entre mes mains, alors qu’il croyait que je vivais déjà le grand amour. Il s’était déjà battu bien longtemps contre cette image, mais ma garde baissée lui avait laissé entrevoir certaines réciprocités.

Notre histoire a pris un tournant lorsqu’il a déposé son cœur entre mes mains. Bien sur je lui ai avoué mes sentiments réciproques. Ce n’est cependant pas lors de ces aveux que nous avons formé un couple et que notre histoire a pris une tournure amoureuse. Car j’ai continué de lutter! Brandissant l’image de mon mariage heureux, comme dernier rempart désespéré. J’avais encore la trouille. Je nous ai fait souffrir quelques semaines.

À un moment, je lui ai dit que c’était terminé. Le cœur mort et la gorge serrée. Évidemment il n’a pas accepté cette idée sans tenter un coup respectueux mais audacieux. J’ai su ce soir-là que la suite serait nous. Je le savais depuis... longtemps. Mais je ne savais pas comment et quand. Au fil des jours suivants, j’ai compris. Je ne voulais pas passer à côté de lui. À côté de ma vie. J’avais une chance inouïe de connaître un tel Amour. Je ne parle pas ici de passion et d’attirance (quoi que cela fasse partie de notre équation). C’est beaucoup plus grand, fort et surtout plus profond. J’avais passé ma vie à vivre pour les autres, pour le meilleur et pour le pire. Je me suis choisie, je nous ai donc choisis aussi. J’avais peur et j’ai traînée cette peur longtemps. Mais j’ai initié le baiser qui nous a unis. Celui qui a fait que je ne pourrais pas rester dans l’union dans laquelle je me trouvais alors depuis 24 ans. Il n’était pas un amant, ni une aventure. Et je ne désirais pas tenir le père de mes fils dans l’ombre.

J’ai choisi le bonheur, l’Amour et je me suis choisie. Je l’ai choisi, Lui. J’ai choisi de vivre et de prendre des risques. La mort rapide d’un être cher, un certain voyage en Irlande m’avaient aussi ouvert les yeux. Je ne pouvais pas passer à côté de nous. Ma plus belle fatalité, mon grand Amour. La fatalité parfois, prend des allures de bonheur et d’absolu heureux. Je suis heureuse d’avoir eu le courage de répondre à ton courage. De faire honneur à ton courage. Je t’aime tellement.

Monday, February 28, 2022

En voyage


Mai 2019 je m’envolais pour l’Irlande. Un voyage que je m’étais promis, tout de suite après la mort de Réal. Je n’attendrais plus avant de vivre et de réaliser mes rêves. Promesse tenue. Je partais avec mon partenaire de l’époque, le père de mes merveilleux fils. Malheureusement pas le meilleur partenaire de voyage et certainement pas le meilleur partenaire en quoi que ce soit pour moi. Mai 2019, nous étions déjà très très proches. Tu n’avais pas encore mis tes tripes et ton cœur sur la table, mais nous étions très conscients de cette alchimie entre nous. Nous en parlions ouvertement, à mots à peine couverts.

Tu ne le sais pas, mais je suis partie le cœur à la fois excitée et lourd, pour ce voyage. Nous nous rapprochions beaucoup, malgré mon mari et ta fréquantation passagère du moment. Tu allais me manquer, et j’avais peur. Peur que tu décides d’investir avec ta fréquantation du moment, tellement déterminé à vivre, trouver et éprouver. Je craignais même que pire encore, tu retournes avec ton ex, même si tu avais été malheureux, pas du tout amoureux et que tu étais libre et heureux. Tu étais déterminé à être véritablement en couple, seulement si c’était LA bonne. Tu ne voulais plus t’embarquer pour moins que cela. C’était vrai, mais je te savais vulnérable, malheureux et, surtout… j’étais à tes yeux, mariée et heureuse. Inaccessible. Je ne laissais pas rien filtrer le mon malheur conjugal, et si peu de mes sentiments en regard de la vérité.

Je suis partie en Irlande, le cœur un peu lourd et crois-le ou non, avec la hâte au cœur de te retrouver. Tu ne sais même pas, que j’ai pensé à t’écrire souvent durant mon voyage. Je n’ai pas osé. Tu m’as manqué! J’ai vécu des moments forts en Irlande, et j’aurais voulu te le partager, t’écrire et t’en parler. Je n’ai pas osé. Tu as été avec moi, tout au long de mon voyage. Je ne crois pas que je te l’ai dit ainsi. Je vivais spirituellement tellement de choses, et tu étais la personne avec qui j’aurais aimé en discuter et partager. J’ai pensé à toi à de nombreuses reprises, en des endroits particuliers en Irlande.

J’ai cherché un cadeau pour toi aussi, mais ne trouvant rien, j’ai préféré ne rien acheter. Je voulais quelque chose qui avait une véritable signification et non pas un simple souvenir touristique. Je ne t’ai donc rien rapporté dans mes bagages, mais, je te ramenais mon cœur presque mûr pour tomber entre tes mains. Pas encore prêt, mais presque. Car au retour de ce voyage, non seulement j’avais beaucoup pensé à toi, mais j’avais aussi beaucoup réfléchi. J’ai vécu beaucoup de moments forts très personnels et spirituels en Irlande. Dont une prise de conscience foudroyante. J’allais quitter mon mari. Pas pour toi, mais pour moi. Je le savais depuis longtemps. Plusieurs années. Depuis la mort de Réal, c’était une évidence. Après ce voyage les dés étaient jetés. Et puis, il y avait toi. Nous. C’était à suivre.


 

Wednesday, February 23, 2022

Surnoms et autres petits noms

(Si quelqu'un connaît l'artiste à l'origine de cette illustration, merci de me laisser savoir, car il me fera un immense plaisir de le citer! Évidemment!)


Herbes et Étoiles… deux de mes intérêts, bien sûr. Cependant, tout ceci est parti d’un secret que je portais. J’ai un autre compte IG qui date des débuts de ce réseau social. Il est devenu privé pour de bon il y a deux ans et demi. Il y a un peu plus de deux ans et demi, j’ai créé un autre profile IG pour mettre l’emphase sur ma vie spirituelle. Moins sur le personnel, moins fourre-tout. Le titre, il parlait déjà du couple que je forme avec mon merveilleux Mari. Un clin d’œil silencieux pour celui qui me suivait plus assidûment sur mes réseaux sociaux. Se manifestant un tantinet plus, lui d’un naturel discret. Je suis les herbes et lui, les étoiles. À l’époque, j’ignorais que nous formerions (enfin) un couple. C’était une manière de nous unir, que personne ne pouvait deviner. Tout à fait mon type de romantisme cryptique. Dragon et Phoenix. La Belle et la Bête (plusieurs de nos proches nous ont dès nos débuts affublés de ces surnoms… pour plusieurs raisons très évidentes). Plume de Lune et Encre de Saturne. Herbes et Étoiles. Nous nous complétons beaucoup, nous sommes très, très, très quétaines également.

Je me souviens de ce soir, l’un des premiers sous son toit, j’étais fraîchement séparée. J’étais dans tous mes états. Il m’a dit de venir me blottir sous son aile, et que j’y serais toujours en sécurité. C’est l’une des premières choses horriblement cute qu’il m’a dite. Il y en a eu une avalanche généreuse depuis. Incluant de ma part. Je n’étais pas trop fan des surnoms auparavant. Quand ton ex te surnomme son vieux bas, sa chose ou crocodile sacré… je veux dire… ouin. Bon, il y a eu les chérie et petite chouette, mais j’ai toujours ressenti un malaise. Comme si les surnoms reflétaient le fait que je n’étais pas vue. Ce qui était sans doute un peu ma faute car je me suis rendu compte à quel point je m’étais isolée de tous. Y compris mon ex… cependant, j’ai sincèrement essayé de m’ouvrir et j’ai donner tout ce que je pouvais. Mais ceci est une autre histoire.

Les surnoms pour moi c’est une affaire très personnelle et cela peut me révulser autant que me toucher profondément. Mon mari a le don de me voir telle que je suis et trouve des surnoms tendres et émouvants. Mon papa m’appelle sa Grande et sa Grosse depuis que je suis toute petite. Grosse, parce que même petite, je prenais toute la place dans son cœur. Comment ne pas trouver cela adorable? Maintenant, qu’une autre personne que lui s’avise de me surnommer ainsi… ça ne passera pas. Pas du tout. Je n’aime généralement pas me faire raccourcir mon prénom et me faire appelée Caro. Vraiment pas. Surtout par des gens qui ne me connaissent pas. Les exceptions sont une poignée de proches pour lesquels, lorsqu'ils le prononcent, ça sonne comme de la tendresse et ça traduit une vraie familiarité remplie d’amour. Eux, ils peuvent m’appeler Caro sans que cela me hérisse le poil.

Je n’aime pas non plus les sobriquets, mais alors pas du tout. Je n’aime pas que les surnoms servent à se moquer et pire, à déguiser des moqueries. Ça, c’est juste non. Je n’ai pas été affublée de ce type de surnoms souvent, heureusement. Mais je suis profondément incapable de tolérer que d’autres soient blessés par des sobriquets. Ça m’indigne, me fâche et je monte invariablement au front. Peut-être suis-je susceptible dans ces cas-là. M’en fiche, ça ne passe pas en ma présence.

Autant de mots pour dire simplement la raison du titre de ce blog, qui tire son origine de mon second profile IG. Pour glisser aussi au passage, qu’il se peut que ma Bête, la part Étoiles de ce blog, laisse un billet de sa plume. Ou devrais-je dire de son encre de Saturne. Au gré du temps dont il dispose et, de son inspiration. Personnellement, j’ai hâte de le lire, même si je ne conçois aucune attente. Ce sera comme une surprise inattendue. Ainsi est fait celui  que j’aime.

 

Ton regard sur moi

  Ton regard sur moi améliore celui que je pose sur moi. Je me rends compte, à défaire mes derniers nœuds et à rencontrer mes derniers traum...